aux mots doux
aux mots douxElles me voient court dans ma hauteur,
sans deviner ce que je garde en moi.
Un monde entier bat sous ma torpeur,
qu’elles ne prennent jamais entre leurs doigts.
Je fais semblant de rire au passage,
pour cacher l’ombre qui me suit parfois.
Je voudrais juste qu’une me voie,
au-delà du masque, au-delà de l’image.
Je sais le poids d’un jugement précis,
quand le corps parle plus fort que la voix.
Mais mon essence, elle, ne tremble pas,
c’est elle qui tient quand le reste faiblit.
Je rêve d’un regard qui me découvre,
non pour ma taille, mais pour mes pourquoi.
Qu’on me lise comme on lit une voie,
une page douce qu’un cœur couvre.
Je suis petit… mais quand j’aime vraiment,
c’est vaste comme un ciel qu’on ne voit pas.
Un souffle chaud qui ne trahit pas,
un cœur immense, vivant, battant.
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